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Tout savoir sur le Cloud Computing en 10 questions réponses

Tout savoir sur le Cloud Computing en 10 questions réponses

1-Comment peut-on définir le Cloud Computing (CC) ?

Le Cloud Computing (CC)  est la possibilité d’offrir  des moyens informatiques opérationnels  à distance à des entreprises ou à des particuliers. Le CC permet, à distance, de stocker des données, d’exécuter des applications ou d’offrir divers services. Le CC est déjà une réalité dans plusieurs pays et il permet d’assurer à la demande, via Internet, des services informatiques comme ceux évoqués. Un exemple simple de CC très utilisé, les applications I-cloud de Apple ou Google drive sur nos smartphones qui permettent de stocker nos données en ligne (photos, fichiers et coordonnées téléphoniques…) et de les  récupérer en cas de besoin ou de perte de notre terminal.

2-Quels sont les différents modèles pour le CC ?

Il existe plusieurs modèles du CC. On ne cite que les plus utilisé : le cloud public et le cloud privé.

Le cloud public : Services partagés auxquels toute personne peut accéder à l’aide d’une connexion internet et d’une carte de paiement. Exemple le CC d’Amazon.

Le cloud privé :   L’infrastructure est hébergée sur des serveurs détenus de manière privée par l’entreprise. Ce type de cloud peut apparaître plus sûr en termes de sécurité et de confidentialité.

3-Quels sont les types d’applications que peut offrir le CC à distance via internet ?

Il existe trois types de services qui peuvent être offert en CC : IaaS, PaaS et SaaS.

IaaS (Infrastructure as a Service) : Il consiste à offrir un accès à un parc informatique virtualisé à distance sans grande valeur ajoutée comme par exemple le stockage, le matériel, les serveurs et les composants de réseau.

PaaS (Platform as a Service) : Dans ce type de service, l’usager est maitre des applications qui lui sont offerts et peut même intégrer ses propres outils. Ce service offre la plateforme et l’environnement informatique nécessaire aux développeurs pour mettre en place leurs différents services et applications sur Internet.

SaaS (Software as a Service) : Dans ce type de service, des logiciels sont mises à la disposition des consommateurs où un logiciel est consommé sous la forme d’un service hébergé.

4-Commet sont rémunérés les différents prestataires du CC ?

Dans le CC, l’utilisateur ne paye généralement que ce qu’il utilise. Le CC est l’accès via un réseau de télécoms, à la demande et en libre-service, à des ressources informatiques partagées. Il s’agit donc d’une délocalisation d’une partie ou de la totalité de l’infrastructure informatique de l’entreprise vers un prestataire du cloud.

5-Quels sont les avantages et les inconvénients du CC ?

Le CC présente des avantages et aussi des inconvénients. Le CC offre des avantages intéressants pour les entreprises, car il permet la réduction des frais liés à l’acquisition des systèmes informatiques. Le CC permet par exemple aux petites entreprises d’avoir accès à des applications qui étaient jadis réservées uniquement aux grandes entreprises en raison des investissements qu’elles nécessitent si on veut les installer dans l’entreprise. Quant aux inconvénients on cite le fait que l’utilisation des réseaux publics, dans le cas du cloud public, entraîne des risques liés à la sécurité. En effet, la connexion entre les postes et les serveurs applicatifs passe par le réseau internet, et expose à des risques supplémentaires de cyber sécurité, et de non confidentialité.

6-Peut-on citer quelques acteurs du CC ?

Parmi les acteurs du cloud computing en France, on peut citer Orange Business Services et SFR Business Team ainsi que des fournisseurs de services en mode SaaS comme ceux offerts par Sigma Services.

7-Quels sont les précautions à prendre en compte dans l’établissement d’un contrat pour le CC ?

Les entreprises sont amenées à contractualiser les services de CC. Les articles prévus généralement dans les contrats de services cloud concernent principalement la disponibilité, la sécurité, la confidentialité et le support. Il y a lieu de tout prévoir dans le contrat:   Savoir où seront stockées les données et à quelle réglementation sectorielle d’ordre public le client sera soumis. Pour les données sensibles: exiger qu’elles restent localisées sur des serveurs situés dans des territoires où la législation est compatible  et prévoir les moyens de contrôle de cette obligation. Maitriser les données, connaitre leur criticité et les réglementations qui y sont liées. Par anticipation par rapport aux éventuels litiges il y a lieu de choisir le tribunal ou l’arbitrage adéquat pour les deux parties.

8-Quelles réglementation à appliquer au CC?

Dans la plupart des pays, il y a encore une absence de régime règlementaire spécifique au cloud. On utilise par extension la réglementation déjà existante. En effet le CC s’inscrit dans un cadre règlementaire complexe qui doit tenir compte : du traitement des données à caractère personnel, de la règlementation sur les télécoms, de la règlementation liée aux activités du Commerce électronique, …etc.

9- Où on est avec la normalisation du CC ?

Depuis son avènement  en 1999, le CC s’est développé presque sans normes. Mais récemment l’UIT et l’ISO ont adopté une normalisation en la matière. Ainsi comme l’affirmait M. Lee Chaesub, Directeur du Bureau de la Normalisation des Télécommunications de l’UIT dans son entretien avec LTE Magazine, édition mai 2016, que dans le cadre de la prolifération des plateformes de CC avec leur bouquet de services, l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’ISO ont travaillé ensemble pour publier trois normes fin 2014, ISO 17788, ISO 17789, ISO 27018 et ISO 19086. Ces normes fixent les règles de sécurité à appliquer aux fournisseurs de cloud public pour assurer la protection des données personnelles, d’assurer la transparence et de se conformer avec leurs obligations réglementaires. L’adoption de ces normes est le résultat d’un travail commun entre de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

10- Quels sont les enjeux du cloud pour les  opérateurs télécoms ?

Tout d’abord,  les opérateurs télécoms peuvent toujours se positionner pour offrir les services du cloud aux particuliers et aux entreprises. Ensuite, les opérateurs télécoms, peuvent utiliser le cloud en interne pour mieux optimiser leurs investissements dans la cadre de l’architecture dite SDN (Software Defined Network). Le SDN qui permet l’automatisation de certaines configurations dans un contrôleur centralisé sans intervention sur chaque routeur va permettre aux opérateurs télécoms de réaliser des fonctions intelligentes comme l’affectation des priorités ou les décisions de routage sans l’intervention sur les routeurs.  Le SDN  fonctionne déjà chez certains opérateurs télécoms dans certains pays développés et industrialisés. Grace au SDN, le réseau peut exploiter la puissance du cloud pour piloter l’ensemble des commutateurs et des routeurs. Enfin à titre d’exemple, si le SDN existait au Maroc, on l’aurait utilisé à Marrakech lors de la conférence COP22 prévue en novembre 2016,  en réduisant par exemple la bande passante utilisée par certains abonnés internet à Casablanca et à Rabat pour l’affecter provisoirement, aux conférenciers présents à Marrakech et pendant  de créneaux horaires précis et limités.  Cette opération serait réalisée automatiquement au niveau central grâce à la technologie SDN.

                                                   Khaouja Imane

                                                  Ingénieur de l’ENSIAS

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