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Impact de l’internet sur les médias classiques

Impact de l’internet sur les médias classiques

La révolution numérique a annoncé l’avènement d’un média nouveau mais fort, à savoir l’internet. Les chamboulements qu’il cause encore de nos jours ont créé de nouveaux concepts que les sociologues ne tardent pas à mettre en exergue. La société actuelle est une société cognitive par excellence, chaque individu consomme concomitamment de l’aire mais aussi de l’information. Entre le besoin et la création du besoin, les médias investissent pour optimiser cette arme à double tranchant qui nous rend addictif à des choses pour finir par ne plus nous en passer.

L’internet peut être considéré comme un média, qui est diffusé à une échelle mondiale. Considéré comme nouveau, ce média produit des techniques et des notions inconnues jusqu’à une date récente ; Digital Media News / journalisme en ligne, blogs, photos, journalisme numérique, journalisme citoyen, médias sociaux…

Le numérique est l’un des facteurs puissant de la transformation actuelle des médias. Cette révolution a changé le rôle et les méthodes de travail des médias dits traditionnels. La numérisation de l’information a substantiellement transformé les médias traditionnels en favorisant l’accélération du traitement de l’actualité. Radios et télévisions traitent des événements éloignés instantanément et dans leur continuité (En direct). Ce qui n’était qu’une promesse s’est concrétisé dès 1989 lors de la révolution roumaine1, suivi dès 1991 des illusions de la « guerre en direct » du Golfe (Toscer, 1991), prenant surtout un caractère très spectaculaire en 2001, avec les attentats au World Trade Center.

Comment la télé fait face à la révolution numérique ? Il est indéniable que l’émergence de l’internet a redéfini la méthode du travail et de diffusion de tous les médias, y compris la télévision. Cette dernière a fait de l’internet un support aidant à protéger sa part du marché, étant donné qu’on assiste à une fragmentation en termes d’audiences. Ce qui pousse un large public à choisir l’internet plutôt que la télévision est la satisfaction instantanée de ses besoins à un moment donné. Cela peut être compris selon le rythme accéléré que connait la consommation des médias. Tous les médias évoluent rapidement de nos jours. Pour saisir cette transformation, nous n’avons qu’à comparer une émission ancienne de télévision avec une émission actuelle. Entre le Web et la télévision, il existe moult différences. Premièrement, en termes d’audience : la télé est un média de masse, tout le monde regarde les mêmes chaines alors que l’internet permet à chaque individu de rechercher à tout moment toute information désirée. Deuxièmement, on constate une certaine facilité d’utilisation de la télé : appuyer juste sur le bouton, tandis que l’internet exige la navigation, chose qui demande un effort intellectuel. Enfin, le coût de production   est élevé pour la télé, et beaucoup moins pour  l’internet.

Le domaine de la radio a fusionné avec les différents services que propose l’internet. C’est une opportunité qui marque une évolution rapide de la radio vers d’autres champs d’utilisation. L’émetteur radio est aujourd’hui installé dans tous les endroits possibles. La radio est intégrée au système de notre douche. La radio nous préoccupe quand nos mains sont sur le volant. Elle est présente pour notre ouï et laisse par ailleurs nos autres sens s’affairer à leur guise.

On est encore au prélude de l’âge de l’internet, et même à ce stade, une adaptation de la radio à ce nouvel environnement parait obligatoire. Parmi les figures de cette adaptation, apparait le site de la radio.  L’auditeur se concentre uniquement sur ce qu’il entend, lorsqu’il allume la radio. Ce processus est modifié lorsqu’il devient internaute du site de radio, car au moment où il arrive sur la page d’accueil, il perçoit en premier lieu les aspects visuels, et, dans un second temps, les aspects sonores. C’est donc, un autre processus de perception sensorielle qui se met en place.

L’influence du site radio sur l’imagination des auditeurs.

Le site internet d’une radio métamorphose les effets de ce média, dans le sens où il provoque moins l’imaginaire de l’auditeur. Avec Internet, les radios mettent en ligne les photos de leurs animateurs. Donner un ensemble visuel à une radio qui n’utilise à la base que des éléments auditifs, c’est diminuer la stimulation imaginaire du récepteur, puisque celui-ci a moins à imaginer en se basant sur ce qu’il écoute. Par exemple : un auditeur qui n’a jamais vu le site d’une radio mais qui est fidèle à ce média audio entend tous les jours la même voix animer l’émission qu’il écoute le matin en se levant. Il s’est forcément, au moins une fois, poser la question de savoir quel est le visage qui se cache derrière la voix qu’il entend, comme toutes les personnes qui écoutent la radio.

Souvent, l’image que l’auditeur peut se faire de l’animateur radio est à l’opposée de la « vraie » physionomie de ce dernier. Deux attitudes se présentent alors : soit la station de radio prend en compte cette possibilité, comme presque un « devoir » vu le nombre de radios qui exercent cette pratique, et choisit aussi son animateur de façon à pouvoir le « mettre en valeur » sur le site. Soit elle n’en tient pas compte et là, c’est l’auditeur qui éprouve un sentiment de déception lorsqu’il découvre la photo de son animateur favori sur le site et que ce dernier ne répond pas aux critères que l’auditeur s’était imaginés.

Avec l’apparition d’Internet dans la communication des radios, on agit davantage sur le concret. Moins d’imagination mais davantage d’attractivité, en cernant ce qui plaît visuellement à l’internaute par les statistiques de fréquentation du site, et en développant un espace internet correspondant à l’identité de la cible. Nous allons développer cette idée par la suite, mais force est de constater que pour adapter le média (c’est-à-dire sa politique de programmes) à la cible visée, internet apporte un type de baromètre efficace. En effet, habituellement, les radios n’ont, pour tout moyen de mesure d’audience (hors, évidemment, la mesure de participation téléphonique aux jeux), que les chiffres donnés par l’Institut Médiamétrie à chaque trimestre. Difficile d’être réactif à très court terme si on ne connaît pas le succès de chaque émission en dehors de ces données …

Dans cette situation, Internet, par deux moyens, facilite la réactivité par rapport à la conception des émissions radio proposées :

  • l’observation de la fréquence d’envois de mail, ou de discussions sur un tchat, c’est-à-dire la participation des radio-nautes à l’émission diffusée (et éventuellement leurs commentaires, puisque les mails ne sont pas tous lus à l’antenne et sont sélectionnés par l’animateur).

  • la prise en compte du nombre de connexions sur le site au moment de l’émission. Par exemple, si lors d’un programme à grand succès, l’animateur introduit Internet comme sources d’informations complémentaires, ou d’activités proposées en rapport avec l’émission, il a un grand nombre de connexions, mesuré grâce à un programme informatique basique.

La télévision et la radio ont su s’adapter. Elles se sont approprié plusieurs bénéfices que propose l’internet. Au début, le choc provoqué par cet étrange navigateur a pesé énormément, et les deux pôles médiatiques ressentaient la crise que ce prédateur a causée. Mais cela est rapidement rétablit suite à la nature de ces médias. La presse écrite n’a pas eu cette chance. Elle se trouve piétinée par ses concurrents et l’internet la suffoque.

Les amoureux du journal sont moins nombreux avec l’arrivée du coût zéro que propose les sites médiatiques. Et la rapidité de l’information dépasse largement le temps d’aller acheter le journal auprès du kiosque. Nombreux sont les départements de communication et les autres services qui ont senti l’influence et la domination des sites médiatiques au détriment du journal. La contrainte du temps et la commodité de l’internet nous guide donc à choisir la facilité.

  • Par TOUNSI Soundous stagiaire, lauréate de l’école supérieur Roi Fahd, Tanger.

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