mercredi , 13 novembre 2019
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Entretien avec Annabelle startup Singapour

Entretien avec Annabelle startup Singapour

On remercie beaucoup Mme. Annabelle Kwok, d’avoir bien accepté de nous consacrer le présent entretien en dépit de son agenda chargé. Mrs. Annabelle Kwok très connue mondialement qui a réussi  à créer deux startups à Singapour dans notamment le domaine intelligence artificielle. La dirigeante Annabelle a 26 ans actuellement. À 22 ans elle est  arrivée à lever des fonds de plusieurs millions de dollars pour ces deux startups,

Annabelle Kwok – Singapour

1- À 26 ans aujourd’hui, vous êtes déjà fondatrice de 2 startups en intelligence artificielle (NeuralBay et SmartCow). Est-ce que vous aimez rester comme créatrice de startups ou bien un jour viendra où vous allez vous stabiliser dans un emploi à temps plein comme manager d’une grande entreprise ou intégrer l’un des géants de l’internet qui opèrent dans l’IA comme Google?

Je ne sais pas. La technologie évolue à un rythme impitoyable et vous ne pouvez pas être trop certain où vous serez dans les 5 ou 10 prochaines années. J’ai tendance à prendre des décisions avec mon cœur, donc quel que soit le rôle que j’entreprends à l’avenir, ce sera sûrement un autre emploi qui m’ouvrira des possibilités d’utiliser mes connaissances et mes compétences pour le bien social.

2- Etant donné que vous êtes une grande partisane de l’édification d’une société numérique inclusive, comment d’après vous doit on assurer une bonne gouvernance de la nouvelle économie numérique pour viser un avenir où il y aurait moins de fracture technologiques à l’échelle mondiale?

Il est difficile de répondre à cette question parce que les particuliers, les sociétés et les gouvernements ont des points de vue différents sur ce qui englobe une bonne structure de gouvernance. Même parmi les individus, il existe différents niveaux de compréhension de la technologie et, par conséquent, différents niveaux de confort avec la confidentialité des données et différents types de préoccupations de données. Le monde n’est pas encore parvenu à un consensus sur ce qu’est un modèle de gouvernance standard à mettre en œuvre et je n’ai pas non plus de réponse. Pour l’instant, j’espère simplement que nous ne deviendrons pas si obsédés par le progrès technologique que nous oublierons comment être inclusifs.

3- quelles sont d’après vous les actions entreprises par le gouvernement de votre pays le Singapour pour encourager l’innovation et la création des startups?

Singapour utilise un modèle de collaboration où le gouvernement tire parti de la croissance du secteur privé pour élever la norme globale de l’IA pour le pays. Elle le fait en élaborant des politiques favorables et en accordant les subventions pour encourager les startups et incitant les entreprises à s’y installer. Dans le plan de 2015, le gouvernement a budgété 16 milliards de dollars pour financer la recherche, l’innovation et les efforts des entreprises, et dans le plan 2020, 19 milliards de dollars supplémentaires seront consacrés au financement de ces efforts au cours des cinq prochaines années.

4-Vous aimez le sport et les voyages. Est-ce que en plus de vos études en mathématiques et en informatique ces deux disciplines vous ont aidé à relever les défis difficiles que vous avez rencontrés? 

Les leçons que j’ai apprises grâce au sport et aux voyages se sont traduites dans de nombreux aspects de ma vie. Par exemple, quand je vais pour mon jogging matinal de 15 km, je dois constamment me dire que je dois me rythmer pour ne pas me fatiguer rapidement. De même, les fondateurs de start-up ont tendance à se brûler très tôt, mais la gestion d’une entreprise n’est pas un sprint c’est plutôt comme une course de longue distance. En outre, dans le sport, vous devez savoir quand vous pouvez vous pousser plus loin et quand vous devez arrêter pour ne pas se blesser. La formation de cette conscience de soi est présente à travers tous les aspects de ma vie, que je travaille ou non.

5- À l’âge de 22 ans, exactement en 2015 si ma mémoire est bonne, en tant leadeur dans l’innovation vous avez rencontré le président américain Barack Obama. Comment vous êtes arrivé à ce niveau et rencontré ce président en 2015?

J’ai rencontré Obama pour la première fois après avoir rejoint l’Initiative des jeunes dirigeants d’Asie du Sud-Est. Je l’ai rencontré à nouveau en Janvier de cette année 2019, avec 20 autres jeunes, nous avons aidé la Fondation Obama ateliers de conception pour la région Asie-Pacifique. https://www.obama.org/updates/meet-leaders-design-workshop/

6-Lte magazine : comment voyez-vous un avenir qui intègre l’intelligence artificielle dans notre quotidien et dans nos entreprises?

En tant qu’êtres humains, je pense que nous allons encore essayer de nous pousser à tirer le meilleur parti de notre temps et cela signifie probablement que nous allons travailler plus dur. Le changement sera la nouvelle constante, nous devrons donc continuellement nous reformer pour nous assurer que nous restons pertinents dans cette société au rythme rapide.

7- Etant donné votre expérience dans l’intelligence artificielle, quelle éthique et quelle régulation peut-on envisager d’après vous pour cette IA?

Je suggère de jeter un coup d’œil sur le  modèle cadre de gouvernance d’IA proposé par le gouvernement de Singapour (décidé en janvier 2019) comme bon point de départ. https://www.pdpc.gov.sg/-/media/Files/PDPC/PDF-Files/Resource-for-Organisation/AI/A-Proposed-Model-AI-Governance-Framework-January-2019.pdf

8- Lte magazine est très lu dans le continent Afrique. Quels conseils vous donnez d’une part aux jeunes africains désireux de développer des volontés d’excellence pour aller plus loin dans la création de startups qui réussissent et d’autre part que recommandez-vous aux gouvernements des pays africains?

N’oubliez pas la raison pour laquelle vous avez créé votre startup. Plus souvent certaine startups se trouvent coincer de temps à autre. Il est facile de perdre de vue dans ces situations. Ce qui compte le plus  pour moi dans le cas de ma startup « NeuralBay » est de viser et pour toujours de réaliser le bien social et ce grâce à la technologie.

9-Lte magazine: Certainement quand on réussit dans nos projets on pense aussi au sens de notre existence. A cet effet quel sens vous y donnez?

Je ne sais pas si je trouverai un jour la réponse au sens de la vie, et honnêtement, cela ne me dérange pas. Pour moi, la vie est une question de valeurs telles que l’honnêteté, l’humilité et le respect. Il s’agit de la façon dont vous choisissez de vous conduire en tant que personne, et ce que vous partagez avec le monde.
(*) Entretien conduit en anglais par Ahmed Khaouja. Traduit vers le français.

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